Le scoot comme support !

20 09 2007

Enfin un support de communication qui n’est pas encombré…enfin pour le moment !

Les autres ? Bah, ils font au mieux pour se trouver une place par ici, par là, vous savez ces grands machins géants qui font 12m2 ! Oui, je sais ! Le grand machin n’a pas pas l’air grand parce que vous roulez tellement vite qu’ils font tout petit…pourtant ! Ils sont immenses ! Imaginez un studio de 12 m2 à Paris c’est fréquent et le prix exhorbitant ! Imaginez ces faces de 12m2 sur lesquels on vous placarde de la pub dans tous les sens ! Tous les points stratégiques sont déjà pris, vous y avez droit un peu partout, rond point, intersection, rocades et même dans les jardins !

Vous imaginez ?! 12 m2 ! Une fortune à Paris où tout est réuni : toilettes, chambre, cuisine, eh beh oui ! Sur ces 12m2 on vous la rentre dans la tête cette promotion que vous ne devez pas rater ! Vous vous dîtes anti-pub ?! Bah ma foi, vous y aurez droit quand même, parce que même si vous fermez les yeux à chaque fois que vous passez devant un panneau c’est que vous n’avez vraiment pas peur de l’accident, y’en a partout, ils fleurissent et colonisent l’espace !

Impossible pour vous de lire un bon journal en tournant amoureusement les pages, non non et non ! L’annonceur avait prévu son coup grâce aux conseils précieux de son agence, il fait du teasing dedans…..

Bref, je reviens à mon scoop de départ, le scoot : moyen « disruptique » de faire de la pub ! On commence dèjà à les voir les budgets passés sur ce support. Dernièrement « Seulement » a utilisé ce moyen car l’annonceur a en principe bien étudié sa cible. Les jeunes ados, le scoot, et c’est bien joué ! Dommage le logotype est trop petit, résultat : « Bah, je ne peux voir la marque « Seulement » que lorsque le scoot est à l’arrêt. Quoique ? Les hommes ne se sont pas gênés pour s’approprier fièrement ces couleurs trendy généralement portées par la gente féminine..Pour l’affaire, ils ne craignent même plus les réflexions des bleudeus du style  » to sa roun macoumè »…Pour le reste c’est bien pensé !

Tiens tant qu’on est dans le scoot, ça me fait penser à la start-up locale aux couleurs bleu et jaune. Elle aussi a adopté le mode scoot & cool attitude ! Mais elle, on ne peut pas la rater ! Elle a même fait la première de l’hebdomadaire sans oublier d’endosser le maillot à l’effigie de la marque, bravo, c’est de la com’ intelligente et ça ne mange pas de pain !


Live it !

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Les communicants

20 09 2007

Une nouvelle race d’envahisseurs, peut-être, mais ceux là viennent de la planète Terre. Ces mutants sévissent dans le milieu de la communication, ils sont dans l’événementiel, dans la publicité, dans la presse, dans l’audio visuel, dans la politique, bref ils sont partout !

Habiles à constituer des réseaux c’est une race d’avenir dans le cheptel humain. Marqués au sceau des NTIC, comprenez « nouvelles technologies de l’information et de la communication », n’est pas communicant qui veut.

J’en connais quelques spécimens : il y a les faux, ceux là on les reconnaît vite, ils parlent comme vous et moi, enfin plus mal que vous, même et ils ne savent même pas ce que veut dire le mot réseau.

Parlons des vrais ! A l’aise dans leurs baskets eh oui en général se sont des personnages branchés. Ils soignent leur look « trendy » disent-ils, et même quand ils sont babas cool, ils le sont de manière très étudiée.

C’est une communauté où il y a une moyenne plus élevée qu’ailleurs de belles personnes. J’en connais quelques unes plutôt bien dotées par la nature. Bref, mais le plus remarquable c’est leur façon de jargonner et là vous sentez tout de suite que vous n’êtes pas des leurs.

Imaginez d’avoir à travailler sur un nouveau projet qui implique une campagne de communication, alors là accrochez vous, les communicant entrent en action et tiennent le haut du pavé !

D’abord en fin stratège qu’il est, votre communicant de service vous dira « on va la jouer win win », inutile de froncer vos sourcils, imperturbable il continue et ajoute « on va faire un benchmark », n’ouvrez pas vos yeux, il enfonce le clou et assène « et constituer un thinktank ». Mal à l’aise vous opinez du chef quand il déclare « à la prochaine réunion, je vous brieferai sur le brainstorming », de plus en plus mal vous vous trémoussez sur votre chaise pendant qu’il vous annonce négligemment qu’il va bosser sur un « leaflet » à moins que le « flyer » ou mieux le « teaser » suffise.

Vous regardez vos collègues, personne ne bronche, tout le monde suit avec attention la savante démonstration du communicant. Impossible de vous démarquer et d’oser suggérer qu’il apporte quelques précisions voire définitions de ces termes que vous avez peine à retenir.

La réunion se poursuit vous n’avez pas placé un mot et savez que définitivement vous n’ouvrirez pas la bouche de peur de parler en français. La séance de travail se termine, on vous annonce qu’à la prochaine vous devrez faire des propositions de « claim » pour le « template » qui sera lancé sur la toile.

Alors là c’est trop fort, vous filez la tête basse dans la quiétude de votre bureau, vite, vite ou se trouve mon « Haraps » ? Ouf, fébrile, vous tournez les pages du dicco, pour le prochain « brief », c’est sur, vous monopoliserez la parole.

Un bon conseil, suivez mon exemple, faites vous un petit lexique de ces termes hautement techniques, cela pourrait vous servir. Bonne recherche


Source > Catherine LAMA > « Les communicants »





Livity …tout simplement

19 09 2007

« Rastafari is not a religion, it is a Livity ». Façon d’être au monde, la Livity est conçue comme un mode de vie, une éthique existentielle. Ce mot-valise est explicitement forgé sur le verbe « vivre » (live) et sur « Lévitique* ». S’il convient ici de se conformer aux règles édictées dans le Lévitique, la livity ne saurait se résumer uniquement à un ensemble de prescriptions morales, autres dogmes intangibles. Il s’agit avant tout d’un authentique rapport au monde où les notions d’écologie et de respect pour la vie priment sur toute autre considération. Par-delà les commandements, se profile une véritable philosophie fondée sur notre relation au monde vivant.

Blacka Lenny : « Live and let live (vivre et laisser vivre) »…question posée sur sa conception personnelle du mot Rastafari. Les rastas aspirent à une relation harmonieuse entre toutes les formes de vie terrestres : « Nous sommes ceux dont la destinée n’est pas de libérer uniquement les Ethiopiens éparpillés aux quatre coins du monde (l’homme Noir), mais tout le monde, animaux, végétaux et toutes les formes de vie ».A l’indifférence anthropocentrique de Babylone à l’égard de la planète, les rastas opposent un culte de la terre nourricière. Leur diététique I-tal est entièrement sous-tendue par cette conception sacralisée de la vie. La mort est un tabou : Rasta don’t deal with death. Dans une même perspective, l’utopie rastafarienne s’attache à réunir les hommes par-delà leur extraction sociale, leur origine ethnique ou leur affiliation confessionnelle : « love and unity ». On ne se convertit pas au mouvement Rastafari, on se révèle « rasta » à soi-même.

Relatant son expérience communautaire au sein du camp dirigé par Pince Emmanuel, le chanteur de reggae roots Prince Alla précise cette notion de livity : « Lorsque je suis entré dans le camp, j’ai découvert un vrai mode de vie : la livity. La livity de Prince Emmanuel était destinée à tout le monde. Toute personne qui se présentait le soir au camp avait toujours quelque chose à manger. Nous étions tous ensemble et c’est ainsi que nous vivions. Je n’ai jamais vu ça auparavant. Cela n’avait rien avoir avec la souffrance de la rue. Tout le monde s’entraidait. J’ai vu que c’était le chemin de la vie : nous nous respections et il y avait une vraie vie communautaire. Je n’ai jamais assisté à une bagarre ou quoi que ce soit de ce genre. Prince Emmanuel était un prêtre qui nous dispensait les enseignements de Sa Majesté. Il nous montrait que si les oiseaux pouvaient vivre ensemble, nous pouvions également vivre en paix. Love and unity ! J’avais le plus grand respect pour cet homme et la manière de vivre qu’il nous proposait. C’est pourquoi je suis resté si longtemps dans la communauté Bobo. Six ans environ. Rastafari ».

Jah Rastafari > Abécédaire du Mouvement Rasta > Boris Lutanie > 2002 > Edition Le Chat Noir

 

 

*Lévitique : Le Lévitique est un des cinq livres du Pentateuque dans l’Ancien Testament chez les chrétiens ou Torah chez les Juifs. Il doit son nom au terme « lévite », prêtre hébreu, lui-même issu de la tribu de Lévi. Il parle des devoirs sacerdotaux en Israël. Il met l’accent sur la sainteté de Dieu et le code selon lequel son peuple pouvait vivre pour devenir saint. Son but est d’enseigner les préceptes moraux et les vérités religieuses de la loi de Moïse au moyen du rituel. Jusqu’à récemment, on pensait que Moïse était l’auteur du Lévitique. Bien que cette position soit toujours tenue par certaines tendances du Christianisme, les recherches récentes en Théologie et en Archéologie montrent que ce n’est pas le cas. L’étude de l’Hébreu dans le texte montre plusieurs styles d’écriture différents, et l’étude du contenu montre plusieurs préoccupations théologiques, qui ne sont pas toujours conciliables. Il est donc raisonnable de penser que le Lévitique, comme l’ensemble du Pentateuque, à été écrit par plusieurs auteurs, et il est peu vraisemblable que Moïse en ait fait partie. Ce livre comprend 27 chapitres, qui relatent l’exposé à Moïse des lois et des rites de Dieu.